Tous les contes sont un jour sortis de l’imagination fertile de leur conteur ou conteuse. Toutes les légendes ont un fond de vérité, qui, souvent, s’appuie sur les lieux, les petits bouts de paysage.
C’est une façon d’enchanter nos espaces de vie, de prévenir des dangers (combien de contes sur les puits ont empêcher des enfants imprudents de finir au fond), autant de fragments d’une histoire passée, de la pensée des conteurs et conteuses.
Si aucune bonne histoire n’existe, il faut l’inventer.
Nos mini-guides, naturellement, sont des marmots de leur époque. Une époque où les supers héros sauvent leur monde imaginaire de toutes les façon possible.
L’histoire qu’ils ont inventée est la seule qui vaille. Elle se superpose à la vraie (pourquoi choisir) :
vous n’êtes pas sans savoir que Caen est une ville universitaire. Troisième université de France, excusez du peu, fondée par les anglais pendant la Guerre de 100 ans, en 1432, comme un pendant à Oxford et Cambridge sur le continent, dans la ville de Guillaume, le King lui-même.
Et que serait un lieu de légende sans ses figures tutélaires, dont fait partie Charles Demolombe (le gars carrément une rue à son nom quelques rues plus loin, qui descend du site de l’ancienne université !)
Et que serait un professeur, un pédagogue, sans tête à remplir de code civile (bon si ont compte sur votre servitrice à ce sujet, il est probable que ce pauvre enseignant soit contraint à une remise en question de tous ses choix professionnels). Ici entre notre étudiant, sous les traits du sculpteur lui-même (Edmond de Laheudrie).
Et ils sont enfin réunis, mais seulement depuis 2024, séparé par la Guerre et par les choix d’urbanisme.